
Le Cachemire indien comporte deux régions : le Cachemire (Srinagar), à forte population musulmane et le Ladakh (Leh) voué essentiellement au bouddhisme. Les paysages sont de haute montagne entre 3200 et 6500 mètres. Comme il s’agit d’une région "protégée" par une partie de l’Himalaya, les précipitations sont rares et les versants des montagnes totalement arides, sauf lorsqu’il y a irrigation.

Les créateurs de toutes les religions du monde semblent avoir créé un lieu tellement abominable qu’il fait réfléchir à deux, voire trois fois, avant de se lancer dans une action "anormale", considérée comme un péché, une erreur, une déviance. Voici un extrait de la version bouddhiste dans le monastère de Stakna au Ladakh, qui incite clairement à respecter de près les préceptes de la religion....

Au Ladakh : il y a deux sortes de paysages : les versants montagneux, immenses, désertiques, sans végétation, bref un peu décourageants, amis si impressionnants, et les zones irriguées, donc cultivées, avec leurs verts nuancés. la coupure est toujours brutale : c’est pierre ou orge.....

Dans les pays bouddhistes, on voit très souvent dans les monastères des peintures particulièrement descriptives des bonheurs et malheurs liés à ses propres actes. Une sorte de menu des châtiments religieux. Voila de quoi vous faire réfléchir à deux fois avant d’aller faire une bêtise voire une faute. Ceci existe aussi dans la religion catholique et dans certaines peintures. Au Ladakh, pays où l ferveur bouddhiste reste très forte, il est fréquent de voir des "roues", les bonnes choses vers le haut de la peinture (comme le paradis) et les mauvaises (comme celle ci) vers le bas.... A vous de choisir à la roulette de l’après vie !

Le Ladakh est une région de l’Inde quasiment désertique, car elle est située au delà de la barrière de montagnes de l’Himalaya. Pourtant en été, durant la période de mousson, il n’est pas rare que les nuages, voire les pluies, débordent sur la vallée de l’Indus, créant des paysages particulièrement saisissants.

Lorsqu’à l’été 2007, une partie du marché tibétain de Leh est parti en flammes (incident électrique ou malveillance, voire "attentat", les bouddhistes ladakhis ont appelé d’urgence le Dalaï Lama : pour lui faire constater le méfait mais aussi pour faire un "buzz" médiatique face à l’Islam du Cachemire. Bon, c’est de la politique... Nous avons eu la chance de voir l’arrivée du Dalaï lama et surtout la préparation des dignitaires, lourdement ornés pour la cérémonie et qui ont tué le temps par des danses et autres musiques. Un spectacle rare et surprenant, bien loin de la vie dure du peuple du Ladakh....

Au Ladakh, les versants sont immenses, faits de petites pierres et de sable, résultat d’une longue érosion. Les paysages sont d’un graphisme à faire Mondrian....(ou presque). En regardant ces immensités, on se dit que l’homme n’a guère sa place dans ce paysage minéral. Et pourtant, très souvent, on voit des traces de sentiers menant on ne sait où....qui strient l’espace de très jolie, mais très surprenante façon. Sans doute y a-t-il un hameau ou un lieu d’alpage, voire un petit col.. mais on ne voit le plus souvent rien... et ces sentiers restent énigmatiques

Les Ladakhis éleveurs font de la transhumance... comme dans nos Alpes. Simplement, là bas, les distances sont courtes pour arriver à la montagne, partout présente. En général les troupeaux de yaks n’ont que quelques kilomètres à faire pour aller dans les alpages d’été, au pied des cols, et à une altitude d’environ 4500 mètres.... Cet habitat (comme ceux que l’on pourrait découvrir en Europe pour un même usage) est rudimentaire. mais il comporte tout ce qui est nécessaire : de la nourriture (tsampa, fromage de yak, beurre salé, thé), des ustensiles, quelques pièces de literie. Pas de superflu... mais d’ailleurs là bas, il n’y a guère de superflu à part un habit de cérémonie.

Ce lac est inégalement coupé en deux entre Chine et Inde. Cette région fit l’objet d’un conflit armé en 1962 et l’Inde perdit bien vite une immense région de désert d’altitude, l’Aksai Chin. Le lac est immense et on ne peut que deviner son étendue. Le paysage est superbe, avec des couleurs fortes liées à l’altitude, et des formes graphiques liées à l’absence de végétation. Les versants du lac ont une large gamme de couleurs, allant des ocres au marron, en passant par les rouges ou les clairs. Il n’ y a rien à faire sur place, après des heures de voiture et le passage d’un col à plus de 5000 m, sauf admirer la nature !

Cette immense tenture reprséente un épisode de la vie de Boudha. Elle est déployée lors du Festival du monastère et fait alors l’objet d’une grande vénération. Puis elle est soigneusement enroulée et mis dec^té jusqu’à l’année suivante. Dans certains monastères, un immense mur sans fenêtre est consacré à ce thangka. Ce n’est pas le cas à Phyang.