
La havane vit au rythme des années 50 des USA... C’est à dire avant la prise du pouvoir par Fidel Castro. A cette époque, la ville, située à moins de 200 km de la Floride, recevait de nombreux visiteurs, entre danse, musique, casino et amusements moins "rigoureux". Cette "belle" époque était marquée par quelques belles habitations et par des voitures "de luxe". Ce sont ces vestiges qui subsistent, puisque l’embargo et le repliement marquent l’économie du pays. Dans les rues de la Havane, ces belles américaines, patiemment rafistolées par des mécaniciens pleins d’imagination et d’habileté, se pavanent encore, hors du temps...

Ces immeubles déjà anciens datent de l’époque où la Havane était une ville riche, dynamique, attrayante. Ce n’est hélas plus le cas et derrière ces façades encore correctes se cachent des appartements délabrés et des intérieurs sans équipement de base.

La musique est vraiment reine à Cuba et dans de nombreux lieux (bars, restaurants...), on voit et on entend des musiciens jouant des musiques endiablées ou nostalgiques.

De toute évidence, il y a eu des avancées sociales à Cuba depuis l’arrivée de Castro, l’éducation et la santé en particulier. mais l’échec économique est patent, même si les évènements mondiaux en sont en partie responsables (comme la fin du bloc soviétique). Mais le pire est sans doute dans "l’organisation de la vie quotidienne". Dans chaque immeuble (comme l’indiquent ces inscriptions), un "responsable" est chargé de s’assurer de la bonne marche des choses, c’est-à-dire vérifier l’absence de "dérive" politique et user de la délation si nécessaire. Pas très beau tout cela !! et cela ne donne guère envie au peuple de croire à la liberté castriste...

Visage typique : Quoi d’autre !!

La vie des Cubains n’est guère enviable de nos jours : à part le soleil et la mer (qu’ils doivent partager avec les masses de touristes), ils ne profitent de pas grand chose : une nourriture insuffisante, au moins en qualité, très peu de transports, des logements de plus en plus délabrés. Il n’y a que deux domaines où le partage social semble efficace : la santé et la culture. En particulier, on voit de nombreuses bibliothèques, très courues par les jeunes étudiants pendant toute la journée. Un havre de plaisir au cœur d’un pays à la dérive.

Pour pallier au cruel manque de ressources énergétiques (autrefois compensé par le grand frère russe) mais aussi à la pauvreté, les Cubains ont du inventer des moyens spécifiques de transport. Par exemple, comme ici, en utilisant des tricyclo-pousse dignes de l’Asie du Sud-Est.

Les rues de Trinidad ont des maisons aux couleurs chaleureuses, surtout avec l’approche d’un orage.

Que reste-t-il de Cuba ? Pas le Che ! pas Fidel (ou si peu...) ! plus guère le rhum ! un peu la samba... et beaucoup les cigares, qui continuent à faire le bonheur des amateurs et les bénéfices en devises de l’Etat.

Les immenses panneaux de propagande sont légion dans la Havane. Certains sont "castristes", uniquement tournés vers la personnalité de l’homme fort, d’autres, comme celui ci, "démocratiques" autour des valeurs plus "universelles".